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L’article en bref : La directive ePrivacy est le texte européen qui encadre la vie privée et communications électroniques. Adoptée le 12 juillet 2002 et modifiée en 2009, elle régit les cookies, la prospection commerciale par email/SMS et la confidentialité des échanges. En France, elle est transposée par l’article 82 de la loi Informatique et Libertés et l’article L.34-5 du CPCE. Elle complète le RGPD et reste pleinement applicable en 2026, le projet de règlement ePrivacy ayant été abandonné. Dipeeo prend en charge la conformité ePrivacy et RGPD des entreprises grâce à un juriste expert dédié et une plateforme intuitive boostée à l’IA.
Quand on parle de protection des données, on pense immédiatement au RGPD. Pourtant, à ses côtés existe un autre texte tout aussi essentiel pour les organisations européennes : la directive ePrivacy. Adoptée le 12 juillet 2002, son entrée en vigueur date du 31 juillet 2002 ; elle devait être appliquée dans les États membres au plus tard le 31 octobre 2003. Elle a ensuite été modifiée par la [directive 2009/136/CE](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32009L0136) entrée en vigueur le 19 décembre 2009.
Sa logique : compléter le RGPD en encadrant un domaine très spécifique, celui des communications électroniques. Là où le RGPD pose les principes généraux de la protection des données et de l’utilisation des informations personnelles, la directive ePrivacy fixe des règles précises pour les cookies, la prospection par email et la confidentialité des échanges. Les deux textes s’appliquent cumulativement.
Au début des années 2000, l’explosion des technologies numériques (internet, téléphonie mobile, email) a fait apparaître de nouveaux risques pour la vie privée que les législations existantes ne couvraient pas suffisamment. La directive 95/46/CE sur la protection des données ne traitait pas en détail des spécificités des communications électroniques.
La directive vie privée, officiellement directive 2002/58/CE « vie privée et communications électroniques », a donc été adoptée pour combler ce vide. Elle s’inscrit dans le « paquet Télécom » européen et abroge l’ancienne directive 97/66/CE. Cette nouvelle directive marque un tournant dans la régulation européenne du numérique.
La directive ePrivacy est fréquemment surnommée « directive cookies » dans le langage courant. C’est réducteur : si elle encadre effectivement les cookies et autres traceurs (article 5(3)), son champ est bien plus large. Elle couvre aussi :
L’appellation « directive cookies » s’est imposée dans le grand public car l’obligation de consentement aux cookies est la disposition la plus visible au quotidien sur Internet.
Dans l’écosystème européen des données, la directive ePrivacy joue le rôle de lex specialis : pour tout ce qui touche aux communications électroniques, ce sont ses règles qui s’appliquent en priorité, comme l’a confirmé la CJUE dans son arrêt Inteligo Media du 13 novembre 2025.
Le champ d’application de la directive vie privée et communications électroniques est très large. Sont concernés :
La directive ePrivacy s’applique à un large éventail de canaux :
La directive ePrivacy n’a pas, dans son texte, le mécanisme d’extraterritorialité aussi explicite que celui de l’article 3 du RGPD. Toutefois, en pratique, la CNIL a sanctionné à plusieurs reprises des acteurs étrangers (comme Google ou Shein) sur le fondement de l’article 82 de la loi Informatique et Libertés, dès lors que leur site web ciblait des utilisateurs situés en France, quelle que soit la région où l’entreprise est implantée.
La directive ePrivacy protège la confidentialité des communications : interdiction d’écouter, d’intercepter ou de stocker les communications sans consentement de l’utilisateur, sauf exception légale. Cela inclut le contenu des messages, mais aussi les données de trafic (qui communique avec qui, quand, combien de temps) et les données de localisation, dont la conservation des données est strictement encadrée.
C’est l’un des piliers de la directive. L’article 5(3) impose le consentement des utilisateurs avant toute opération de lecture ou d’écriture d’informations sur leur terminal (ordinateur, smartphone, tablette, objet connecté). Cette règle vaut quel que soit le type de réseau utilisé, y compris dans les environnements intranet ou hors connexion.
L’article 82 de la loi Informatique et Libertés (transposition française) couvre les différents types de cookies et traceurs susceptibles d’être déposés depuis un site web :
Tous les usages ne sont pas soumis au consentement. Selon la [**recommandation** de la CNIL](https://www.cnil.fr/fr/cookies-et-traceurs-la-cnil-publie-des-lignes-directrices-modificatives-et-sa-recommandation) relative aux cookies et traceurs, sont dispensés sous conditions strictes :
À l’inverse, tous les cookies publicitaires nécessitent un consentement préalable : publicité ciblée, retargeting, boutons sociaux, partage de données entre partenaires, personnalisation des contenus à des fins commerciales. Les personnes concernées doivent pouvoir donner un consentement éclairé avant tout dépôt.
En France, les sanctions sont prononcées par la CNIL sur le fondement des textes nationaux de transposition. Les amendes peuvent être très lourdes : selon la jurisprudence CNIL récente, elles peuvent atteindre plusieurs centaines de millions d’euros pour les manquements graves, témoignant d’une législation désormais pleinement opérationnelle.
Les dernières années ont vu se multiplier les sanctions « ePrivacy » :
Au-delà du montant financier, ces sanctions sont systématiquement publiées et largement relayées. Pour une entreprise, l’impact en termes d’image et de confiance peut être considérable, en particulier auprès des clients soucieux de la sécurité et de la confidentialité des données.
Une non-conformité peut également bloquer des appels d’offres (notamment dans les secteurs publics et régulés), retarder des levées de fonds (questions des investisseurs sur la conformité) ou compromettre des partenariats stratégiques. À l’inverse, la conformité devient un véritable levier commercial.
| Critère | Directive ePrivacy | RGPD |
|---|---|---|
| Nature du texte | Directive (2002/58/CE) | Règlement (UE 2016/679) |
| Année d’adoption | 2002 (modifiée en 2009) | 2016 (applicable depuis 2018) |
| Périmètre | Communications électroniques (cookies, prospection, confidentialité) | Toutes données personnelles |
| Application | Via lois nationales (article 82 LIL, L.34-5 CPCE en France) | Directe dans tous les États |
| Base légale principale | Consentement préalable (sauf exceptions) | Six bases légales (consentement, contrat, intérêt légitime…) |
| Droits des personnes | Confidentialité, opposition à la prospection | Accès ([**article 15**](https://gdpr-info.eu/art-15-gdpr/)), rectification, effacement, portabilité… |
| Autorité de contrôle | CNIL | CNIL (et CEPD au niveau européen) |
| Sanctions | Jusqu’à plusieurs centaines de M€ via la CNIL | Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du CA mondial |
Beaucoup d’entreprises pensent à tort que le RGPD a remplacé la directive ePrivacy. C’est faux. Selon plusieurs sources spécialisées, le projet de règlement ePrivacy lancé en 2017 — après une consultation publique européenne — a été abandonné dans le programme de travail 2025 de la Commission européenne.
La directive 2002/58/CE reste donc pleinement applicable. Elle complète le RGPD : pour les sujets qu’elle couvre spécifiquement (cookies, prospection électronique), ses règles priment sur celles du RGPD, comme l’a confirmé la CJUE dans l’[arrêt Inteligo Media du 13 novembre 2025](https://www.haas-avocats.com/protection-des-donnees/sanctions-cnil-et-cookies-comment-sont-fixees-les-amendes/).
Première étape : cartographier l’ensemble des points où votre entreprise est susceptible d’entrer dans le champ de la directive ePrivacy. Site web, applications mobiles, campagnes emailing, SMS marketing, formulaires d’inscription, intégrations tierces (CRM, marketing automation, analytics, publicité)… Tous ces points doivent être identifiés afin de préparer la mise en place d’un dispositif conforme.
Réalisez un audit technique complet de votre site web et de vos applications :
L’objectif est de mettre en place une plateforme de gestion du consentement (CMP) conforme aux exigences de la CNIL.
Pour vos campagnes d’email marketing :
La conformité ne se présume pas, elle se démontre. Il est essentiel de :
La directive ePrivacy n’est pas un texte figé : son interprétation évolue en continu, au gré des décisions de la CNIL, des arrêts de la CJUE et des nouvelles lignes directrices européennes. Or il s’agit avant tout de droit, une matière vivante et complexe que seuls des juristes spécialisés ou d’anciens avocats sont en mesure d’interpréter avec rigueur, puis de traduire en obligations concrètes pour votre entreprise.
C’est précisément la promesse de Dipeeo : un juriste spécialisé ou ex-avocat dédié pilote au quotidien l’ensemble de votre conformité RGPD, ePrivacy et AI Act. En tant que DPO externe déclaré à la CNIL pour votre entreprise, nous prenons en charge votre conformité de A à Z et assumons pleinement cette responsabilité à vos côtés, sur l’ensemble du droit applicable.
Tout commence par une analyse de vos pratiques : cookies et traceurs utilisés sur votre site web, outils marketing et analytics, campagnes de prospection, utilisation des données collectées, sous-traitants, formulaires, CRM… via un questionnaire rapide et intuitif. Vous identifiez ainsi les liens entre vos différents traitements et les obligations qui en découlent.
À la suite de cet audit initial, Dipeeo prend en charge votre conformité de A à Z :
Vous bénéficiez ainsi de ressources juridiques, techniques et opérationnelles centralisées dans un seul environnement.
✔️ Audit de vos cookies, traceurs, outils analytics et pratiques de prospection
✔️ Plan d’actions priorisé pour réduire vos risques de non-conformité
✔️ Rédaction de l’ensemble de vos documents ePrivacy et RGPD
✔️ Vérification de vos mécanismes de consentement et de la présentation de vos bandeaux cookies
✔️ Encadrement de vos sous-traitants marketing, CRM, emailing et publicitaires
✔️ Accompagnement en cas de contrôle CNIL, plainte ou incident lié à la prospection ou aux cookies
Notre conviction : la conformité n’est pas une contrainte, c’est votre meilleur allié business.
La directive ePrivacy, officiellement directive 2002/58/CE « vie privée et communications électroniques », est un texte européen adopté le 12 juillet 2002. Elle encadre la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques : cookies et traceurs, prospection commerciale par email ou SMS, confidentialité des communications, données de trafic et de localisation. Modifiée en 2009 par la directive 2009/136/CE, elle reste pleinement en vigueur en 2026.
La directive ePrivacy encadre principalement les cookies et traceurs, la prospection électronique (email, SMS, appels automatisés), la confidentialité des communications et l’utilisation des données de trafic ou de localisation. Elle concerne les sites web, applications mobiles, plateformes en ligne et services de communication électronique.
La directive 2002/58/CE est entrée en vigueur le 31 juillet 2002 et devait être transposée par les États membres avant le 31 octobre 2003. En France, elle a été transposée par la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 (LCEN), la loi n° 2004-669 du 9 juillet 2004 et la loi n° 2004-801 du 6 août 2004. Elle a été modifiée par la directive 2009/136/CE.
Oui, mais les règles diffèrent. En B2B, le consentement préalable n’est pas exigé pour la prospection si le message est en lien avec l’activité professionnelle du destinataire. En revanche, les obligations sur les cookies s’appliquent de la même manière en B2B et en B2C dès qu’un terminal est concerné.
En cas de non-respect des règles, la CNIL peut prononcer des sanctions administratives pouvant atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial. Pour les manquements les plus graves, ce plafond monte à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial, le montant le plus élevé étant retenu.
La directive ePrivacy n’est pas un texte du passé. Plus de 23 ans après son adoption, elle reste pleinement applicable et constitue le fondement juridique de certaines des sanctions CNIL les plus médiatiques. En 2025-2026, les amendes prononcées sur le seul fondement de l’article 82 LIL ont dépassé le demi-milliard d’euros cumulés.
Avec l’abandon du règlement ePrivacy, la directive de 2002 reste la boussole des entreprises pour leurs cookies, leur navigation des utilisateurs et leurs campagnes marketing. Loin d’être un sujet technique secondaire, sa conformité est aujourd’hui un enjeu stratégique : elle protège votre entreprise des sanctions, sécurise vos relations clients et renforce votre attractivité commerciale.
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