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Démonstration
Pour traiter votre demande, nous devons traiter vos données personnelles. Plus d’informations sur le traitement de vos données personnelles ici.
À l’ère du numérique et de la e-santé, les données de santé sont devenues un actif stratégique majeur. Les dossiers médicaux dématérialisés, les applications de suivi de santé, les objets connectés ou encore les plateformes de télémédecine, comme Doctolib, génèrent chaque jour un volume colossal d’informations personnelles et sensibles. Ces données permettent non seulement de suivre la santé des individus et la prise en charge des patients, mais également de développer des innovations médicales, d’améliorer la qualité des services de soins et d’optimiser les services de santé publique.
Cependant, leur traitement implique des risques élevés, tels que fuites de données ou exposition sur le dark web, et peut avoir des conséquences graves pour les personnes concernées. Une mauvaise gestion peut entraîner la divulgation de numéros de téléphone, d’adresse mail, ou d’autres informations personnelles, révélant la notion de données sensibles liées à l’état de santé.
Pour cette raison, les données de santé font l’objet d’une règlementation stricte, combinant le RGPD au niveau européen et un ensemble de normes françaises plus contraignantes, issues notamment du Code de la santé publique, des méthodologies de référence (MR) de la CNIL et de la certification Hébergement de Données de Santé (HDS).
Une donnée de santé désigne toute information relative à l’état de santé physique ou mentale d’une personne, passée, présente ou future. Selon le RGPD, il s’agit d’une donnée à caractère personnel sensible, bénéficiant d’une protection renforcée.
Cette définition large des données inclut non seulement les informations médicales classiques, comme les diagnostics ou les traitements, mais aussi les données provenant de technologies numériques, comme les objets connectés, les applications de suivi de bien-être, ou encore les bases de données issues de recherches cliniques.
Les données de santé sont classées comme données sensibles au sens du RGPD et de la réglementation française, car elles révèlent des informations intimes sur la vie d’un individu. Leur divulgation ou leur mauvaise utilisation peut avoir des conséquences importantes, tant sur le plan personnel que social compte tenu de la sensibilité des données.
C’est pour cette raison que la sécurisation des données de santé n’est pas seulement une obligation légale, mais un impératif éthique et stratégique pour toute organisation.
Si le RGPD constitue le socle européen, il ne suffit pas à lui seul à protéger les données de santé. En France, ces données sont régies par un corpus juridique dense et strict, qui impose des exigences supplémentaires et précises.
Le RGPD classe les données de santé parmi les catégories particulières de données. L’article 9 interdit leur traitement sauf exceptions strictement définies :
Ces règles établissent un niveau de protection minimum à l’échelle européenne, notamment en matière de sécurité, de transparence et de droits des personnes.
En France, le Code de la santé publique complète le RGPD en imposant :
Ainsi, une organisation traitant des données de santé en France doit appliquer un niveau de protection supérieur à celui prévu par le RGPD.
La CNIL encadre strictement les traitements de données de santé. Elle propose des méthodologies de référence (MR) pour certains traitements spécifiques :
Le respect d’une MR permet de se conformer au cadre légal sans autorisation préalable, à condition de respecter toutes les prescriptions. Hors de ces MR, les traitements nécessitent une autorisation spécifique de la CNIL.
L’hébergement des données de santé doit être réalisé par des prestataires certifiés HDS, garantissant sécurité physique et logique, traçabilité, sauvegarde et chiffrement.
L’obligation HDS s’applique notamment aux éditeurs de logiciels médicaux, plateformes de télémédecine, prestataires IT intervenant sur des données de santé, etc.
Au-delà des règles françaises et du RGPD, l’Union européenne met en place l’European Health Data Space (EHDS), un espace européen sécurisé pour l’échange et l’utilisation des données de santé. L’objectif est de faciliter la prise en charge des patients, la recherche médicale, et l’interopérabilité des données tout en garantissant la confidentialité et la sécurité.
Pour comprendre comment l’EHDS impacte le traitement des données de santé et les obligations des organisations, vous pouvez revoir notre dernier webinar dédié à l’EHDS, où nos experts détaillent les enjeux réglementaires et pratiques.
Le traitement n’est pas réservé aux seuls professionnels de santé. Sont concernés :
Chaque acteur doit définir son rôle exact (responsable de traitement ou sous-traitant) et respecter des politiques de santé de sécurité strictes.
Les données de santé ne sont pas seulement un enjeu légal, mais aussi stratégique :
Une donnée de santé est-elle toujours une donnée personnelle ?
Oui, dès qu’elle permet d’identifier directement ou indirectement une personne physique.
Une entreprise non médicale peut-elle traiter des données de santé ?
Oui, mais uniquement avec une base légale valide et le respect strict des obligations réglementaires.
Les données de santé anonymisées sont-elles concernées par le RGPD ?
Non, uniquement si l’anonymisation est irréversible, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible de revenir en arrière pour réidentifier la personne concernée. Toutefois, les données pseudonymisées restent, quant à elles, soumises au RGPD car cela reste des données personnelles.
Que sont les méthodologies de référence (MR) de la CNIL ?
Ce sont des cadres préétablis pour certains traitements de données de santé et y compris certaines prestations de soins, permettant de se conformer à la réglementation sans autorisation spécifique.
Qu’est-ce que l’hébergement HDS et qui doit s’y conformer ?
C’est la certification obligatoire pour tout prestataire stockant ou traitant des données à des fins de santé en France. Sont concernés hébergeurs, plateformes de prise en charge des soins et éditeurs de logiciels médicaux.